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Les problèmes sociaux dans l’agriculture ivoirienne Les problèmes sociaux dans l’agriculture ivoirienne Amd agro services

Les problèmes sociaux dans l’agriculture ivoirienne

Les problèmes sociaux ont toujours existé au sein de l’agriculture bien avant l’indépendance de la Côte d’ivoire. Ce sont d’ailleurs ces problèmes qui ont été à l’origine d’un vaste mouvement de revendications syndicales pour l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs. Ces revendications ont contribué à la lutte pour l’indépendance de la Côte d’ivoire.

Aujourd’hui, après soixante années d’indépendance (1960-2020), ces problèmes demeurent et  se posent avec plus d’acuité malgré les plans d’ajustement  et programmes exécutés à coups de milliards de nos francs. En effet, la condition des générations de producteurs n’a pas évolué mais au contraire elle se détériore au fil des ans et des campagnes agricoles. Pourtant, à entendre cet adage: « Le succès de ce pays repose sur l’agriculture. », l’on serait tenté de croire que les agriculteurs sont les mieux nantis. Ce qui est loin d’être le cas pour la majorité d’entre eux.

Pour mieux appréhender les problèmes sociaux dans  l’agriculture ivoirienne, ils convient de les analyser à travers les différents groupes sociaux qui s’y retrouvent.

Nous essaierons donc dans cet article de définir la notion de groupe social, puis, sur cette base, d’identifier les groupes sociaux au sein de l’agriculture ivoirienne et les problèmes majeurs auxquels ils font face. Enfin nous proposerons des solutions pour réduire leurs impacts.

Les groupes sociaux au sein de l’agriculture ivoirienne (Définition &  Analyse)

Selon les études de plusieurs sociologues dont l’un des plus célèbres, l’américain Robert King Merton (1910-2003), les deux principaux critères de définition d’un groupe social sont:

-   l’existence d’une interaction directe ou indirecte entre les personnes constituant le groupe par le bais de codes et us (coutumes ou habitudes) ;(critère objectif)

-   la prise de conscience collective (entre eux-mêmes) et générale (vis-à-vis de la communauté) de leur appartenance commune à ce groupe. (critère subjectif)

A l’analyse de cette définition, il existe donc différents groupes sociaux au sein de l’agriculture ivoirienne. On pourrait citer comme constituant des groupes sociaux : les hommes, les femmes, les jeunes, les filles, les garçons, les autochtones, les allogènes, les travailleurs étrangers, les exploitants agricoles, les commerçants, les négociants, les transformateurs ou usiniers, etc.  Ainsi identifiés, il apparaît qu’une personne peut appartenir à différents groupes sociaux. Ce qui pose le problème de la représentativité exacte d’un groupe social par rapport à un autre ; et de l’identification rigoureuse des critères, problèmes et solutions spécifiques relatifs à chacun des groupes sociaux.

Les problèmes sociaux au sein de l’agriculture ivoirienne (Analyse)

Nous comprenons par « problèmes sociaux », les difficultés majeures qui touchent tous les groupes sociaux et chaque groupe social pris individuellement dans leur recherche de bien-être.

Sur une échelle de grandeur, nous situerons au sommet la précarité des conditions de vie des agriculteurs dans les zones rurales. Ce phénomène touche la quasi-totalité des groupes sociaux au sein de l’agriculture ivoirienne, qui sont majoritairement implantés dans les zones rurales. A la pauvreté, il faut ajouter les difficultés telles que : l’accès à un établissement sanitaire de proximité ou à des soins de santé primaire ; la déscolarisation des enfants plus particulièrement les jeunes filles dans certaines régions ; le manque d’établissements scolaires dans les zones les plus reculées où vivent des milliers d’enfants d’agriculteurs ; la traite illicite et le travail abusif des enfants ; l’exploitation abusive des manœuvres ou métayers ; la discrimination par rapport au genre ; la vente illicite de produits phytosanitaires prohibés, contrefaits et dangereux pour la santé ; l’accès à l’ eau potable et à l’électricité en zones rurales, etc.

Des solutions potentielles aux problèmes sociaux au sein de l’agriculture ivoirienne

L’analyse des problèmes sociaux identifiés au sein de l’agriculture ivoirienne fait ressortir le fait que la résolution de la majeure partie de ces problèmes passe inévitablement par des mesures à prendre pour améliorer les conditions de vie des agriculteurs ; garantir une plus grande équité et transparence dans la gestion des filières agricoles et les transactions commerciales portant sur les produits agricoles ; former et informer les principaux groupes sociaux sur les problématiques récurrentes auxquelles ils font face et leurs solutions pour en atténuer les impacts voire les éradiquer ; réduire considérablement l’écart entre les producteurs, les transformateurs et les consommateurs des produits agricoles transformés localement par une meilleure promotion de tous les acteurs des chaînes de valeurs ; et assurer un meilleur développement des infrastructures socio-économiques de base en zones rurales.

La problématique finale à laquelle nous devons répondre après cette proposition de solutions potentielles aux problèmes sociaux au sein de l’agriculture ivoirienne  est de déterminer  qui de tous les principaux intervenants dans le secteur agricole ivoirien sont :

-   Responsables de la réalisation ou exécution de ces solutions –

-   Approbateurs pour superviser et approuver la bonne exécution de ces solutions  –

-   Consultés pour une bonne mise en œuvre de ces solutions  –

-   Informés ou sensibilisés sur les bénéfices de ces solutions pour se les approprier.

La réponse à cette problématique fera l’objet d’un prochain article. Toutefois, nous ne saurions conclure cet article sans citer ce passage du livre « Organisation Moderne du Développement Rural » Allen D. JEDLICKA, édition NEA, Abidjan 1985, chapitre introductif page 2 : « La déclaration la plus pertinente sur ce point est peut-être celle de Gelia Castillo, « Il est indispensable d’entreprendre les investissements nécessaires à l’amélioration de la vie dans les campagnes et ne pas relâcher les efforts tant que la tâche ne sera pas complètement achevée. » Les pouvoirs publics, notamment, doivent s’y employer avec persévérance et ne pas se contenter de discours enflammés. Il faudra procéder à des changements institutionnels profonds pour parvenir à transformer rapidement des zones rurales arriérées et statiques en centres urbains dynamiques dont les habitants pourront accéder à un niveau de vie décent grâce à leurs activités. »

Steve D.

Lu 1159 fois Dernière modification le vendredi, 17 janvier 2020 09:45

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